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GUIDE DU SKIEUR.

malement, s’élèvent de 300 à 400 mètres à l’heure, comme l’alpiniste marchant à pied sur terrain libre, et c’est encore là une vitesse supérieure à celle du raquettiste.

Les champions de ski norvégiens ont rarement dépassé la moyenne de 12 kilomètres à l’heure dans des courses de fond en terrain coupé. Les chiffres suivants, extraits du Manuel de ski de Paulcke et relatifs à des courses de concours en Norvège, feront ressortir les exagérations signalées ci-dessus.

Le meilleur temps moyen, officiellement contrôlé, a été en Norvège de 4m 56s par kilomètre sur un parcours de 14 kilomètres, couvert en 1891 en 1 h. 9m 35s.

Le skieur alpin ne se croira donc pas humilié s’il n’atteint pas la moyenne précédente. Il ne se lancera sur des pentes très fortes, où la vitesse peut atteindre celle d’un train, que sur des trajets très courts et une neige très favorable et d’une bonne épaisseur.

Les terrains à pentes moyennes, et même au-dessous de 10 p. 100, sont les plus sûrs et les plus agréables pour le skieur de force ordinaire. Celui qui se sera exercé méthodiquement au ski sur des terrains choisis, pendant une quinzaine de jours, en n’abordant jamais que les difficultés qu’il sait pouvoir vaincre, sans chance sérieuse d’accident, celui-là, s’il est en outre bon alpiniste d’hiver et sait se garder des itinéraires trop rapides, celui-là seul trouvera de grandes satisfactions dans le sport du ski.