Page:Bernard - Guide du skieur,1910.djvu/51

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Le capitaine Clerc, du 159e, a préconisé une chaussure à haute tige, avec double empeigne et vessie de porc ou feuille de caoutchouc intercalée entre les deux empeignes, celles-ci étant cousues avec du fil poissé ou caoutchouté. La chaussure porte un soufflet cousu des deux côtés sur toute sa hauteur, un bout dur destiné à supprimer la compression des doigts de pied par la courroie d’étrier antérieur, un passant à boucle ou un taquet en cuir, ou simplement une pointe au talon[1], dont le rôle est d’empêcher le glissement de l’étrier postérieur, une semelle sans clous d’épaisseur moyenne, un peu débordante, à talon bas et bout presque carré. Cette chaussure se rapproche beaucoup du soulier norvégien, dit Lauparsko (voir fig. 8 et 8bis). Le docteur Paulcke recommande des chaussures fourrées simples ou doubles, celles ci étant formées de la chaussure proprement dite fourrée à l’extérieur, et d’un chausson fourré intérieurement. Il condamne l’emploi des semelles en fourrure dans les régions de neige humide.

Des chaussons intérieurs en cuir très gras, isolés de la chaussure extérieure par une couche de graisse, protègent bien contre le froid et la pénétration de l’humidité.

Quand les étriers de skis sont ajustables à toutes les chaussures ou assez larges, il est préférable de revêtir

  1. Le talon légèrement creusé suffit aussi à retenir la courroie.