Page:Bernard - La science expérimentale.djvu/178

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Ce n’est donc pas un antagonisme qu’il faut voir entre les phénomènes chimiques et les manifestations vitales ; c’est au contraire un parallélisme parfait, une liaison harmonique et nécessaire.

Dans toute la série des êtres organisée, l’intensité des manifestations vitales est dans un rapport direct avec l’activité des manifestations chimiques organiques. De tous côtés, les preuves se présentent d’elles-mêmes.

Quand l’homme ou l’animal est saisi par le froid, les phénomènes chimiques de combustion organique s’abaissent d’abord ; puis les mouvements se ralentissent, la sensibilité, l’intelligence, s’émoussent et disparaissent, l’engourdissement est complet. Au réveil de cette léthargie, les fonctions vitales reprennent, mais toujours parallèlement à la réapparition des phénomènes chimiques.

Quand la vie se suspend chez un infusoire desséché et qu’elle se rétablit sous l’influence de quelques gouttes d’eau, ce n’est pas que la dessiccation ait attaqué la vie ou les propriétés vitales, c’est parce que l’eau nécessaire à la