Page:Berthelot - La grande encyclopédie, T06, Bel-Bob.djvu/721

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


— 70o —

niEDERMANN — BIEU

chaire de professeur lui avait été rendue dî’s l’année I860. Biederniann a été un piibliciste très fécond, et nous n’avons jm citer que ses princiiiaux écrits ; il s’est même essayé au théâtre, et il a fait reinésenter trois drames historiques. Henri IV {[S6[), Otiion III (lSti-2)et le Dernier bourgmestre de Strasbourg (1870). En somme, si l’on ne peut pas dire qu’il ait marqué une trace profonde, il a eu sa part d’intluence très considérahle sur l’histoire de son temps. A. Iîossert.

BIEDERMANN ((".ustav-Woldemar, baron de), critique alleiiian’l, né ; Marienberg en Saxe le 5 mars i(SlT, fit ses études de droit à Heildelberg et à Leipzi^^ et occupa ensuite diÛ’érents postes importants dans l’adiiiinistration descliemins de fer saxons. 11 s’est fait un nom dans la critique littéraire par différentes publications sur (iirtiie : Gœtlie und Leipiig (1865) ; Zii Gœtlies Gcdwhten (1870) ; Gœtiu’s lirief an Eichstadt (187 "2) ; Gœthe und DresiicH (1875) ; Gœthe und das sàrhsiche Erigebirge (1877) ; enfin, Gœthe-Forsclningen (1879). Il a donné aussi une édition des Annales de Gœthe. A. B. BIEF ou BIEZ (Hydraul.). Les biefs sont les canaux qui conduisent l’eau qui doit actionner une roue hydraulique. Bief vient, à ce qu’il |)arait, de biais, parce que les biefs sont biaises. On distingue deux biefs, le bief d’amont (cùté du mont) qui amène l’eau sur la roue et le bief d’aval (côté du val) (pii recueille l’eau après son action sur la roue. — On appelle également bief la portion d’un canal de navigation comprise entre deux écluses. Quand le canal traverse une colline, on donne le nom de bief de partage’ au bief supérieur (V. Canal). BIEF. Com. du dép. du Doubs, arr. de Montbéliard, cant. de Saint-llippolyte ; 116 hab.

BIEF-des-Maisons. Com. du dép. du Jura, arr. de Poligny, cant. des Planches-en-Iontagne ; 210 hab. BIEF-im-FouRG. Com. du dép. du Jura, arr. de Poligny. cant. de Nozeroy ; 377 hab.

BIEFMORIN. Com. du dép. du Jura, arr. et cant. de Poligny ; llt6 hab.

BIEFVILLERS-lez-Bapaume. Com. du dép. du Pasde-Calais, arr. d’Arras, cant. de Bapaume ; 218 hab. BIEHL (Charlotte-Dorothée), femme de lettres danoise, née à Copenhague le 2 juin 1731, morte en 1788. Filledu secrétaire de rAcadcmie des beaux-arts, elle apprit non seulement les travaux domestiques et les arts d’agrément, mais encore, malgré son père, cinq à six langues mortes et vivantes, et vécut du produit de ses œuvres et d’une petite pension que lui fit le gouvernement à jiartir de 1772. Elle fit jouer et publia : 1 tragédie, 8 comédies, 2 textes d’opéra, des pièces traduites du fiançais et de l’allemand ; des prologues, cantates et oratorios ; écrivit une excellente ailaptation danoise de Don Quichotte (Copenhague, 1776-77, 4 vol. in-8 ; rééditée par Liebenberg, ibid., 1869, 2 vol. in-8). Ses œuvres dramatiques, qui eurent beaucoup de succès, sont bien oubliées aujourd’hui. Quelques-unes furent traduites en allemand par Scheibe (Copeniiague, 1767-69, 3 vol. in-8). Ses intéressantes Lettres historiques, conservées en original a l’Académie de Sorn’, ont été publiées par J. H. Bang dans Dansk Maanedssiirift, 1863, t. 1, et dans llistorisk Tidsskrift, 3’ série, t. IV, 1866, dans le t. V, duquel a également paru son mémoire sur le changement de ministère en 1784. B-s.

BiBL. : Autobiogr. dans DUledgalleric de H. J. Birch ; Copenhague, 179 :i, t. I, pp. 163-201.

BIEHLER iCbarles), mathématicien français, né à Guebwiller (Haut-Ubin) le 2 nov. 1845. Directeur des études à l’école préparatoire du collège Stanislas dejmis 1871 et docteur es silences depuis 1879, il a publié sur les mathématiques plusieurs ouvrages parmi lesquels nous citerons : Sur tes équations tunUiires (Paris, 1880, in-8) ; Tiidorie des points singuliers dans les courbes algél ?riques (Paris, 1882, in-8) ; Sur une classe d’équa-CEAKDE ENCYCLOPÉDIE. — Vi.

tions algébriques dont toutes les racines sont réelles {Journal de Crelle, t. LXXXVII). L. S.

BIEJETSK. Ville de la Russie d’Europe, chef-lieu de district du gouvernement de Tver. Elle est située sur la rive gauche de la rivière Mologa. Elle était déjà connue au xii« siècle ; elle fit partie du territoire de Novgord des lirincipautés de Tver et do Moscou. Son commerce, autrelois fort important, est en décadence depuis quel(|ues années. Pop., 7,000 hab. Le district de Biejetsk occupe environ (),300 kil. Il est en grande partie marécageux. La population est de plus de 200,000 hab. : On compte 33,000 Caréliens (Finnois). Le reste appartient à la race russe et à la religion orthodoxe. Le district ne renferme pas de villes importantes. L’agriculture et la sylviculture sont les principales industries. L. L.

BIEL. Ville de Suisse (V. Bienne).

BIEL. Dieu des anciens Germains (Saxons et Thuringiens), protecteur des bois et de la végétation ; le centre de son culte était au Bielstein (pierre de Biel), près d’Ilfeld ; on y rattache d’ist^Tses grottes de liiel : celle du Harz, près de Blankenburg, très visitée pour ses curieuses stalactites, analogues à celles de la grotte voisine de Bauniann ; d’autres, près d’Eisenach, dans le Teutoburgerwald, etc.

BIEL (Gabriel), philosophe et théologien du xV siècle, surnommé « e dernier scolastique », né à Spire, mort en 1493. Disciple d’Occam, on lui doit un fidèle et très clair exposé de la doctrine nominaliste, CoUectorium ex Occamo (Tubingen , 1312), qui n’aurait pas été, dit-on, sansi nlluence sur Luther et Melanchton. Biel, qui enseigna la théologie à l’Université de Tubingen (fondée en 1477), a laissé aussi un commentaire in quatuor libros sententiarum (Tubingen, 1,301).

liiBL. : LiNSENMANN, Gabriel liiel und die An fange de} Universitàt zu Tubingen, dans Theol. <jii ;irt :il.<rlirif’t, 1,S65, pp. 19.i à 22ij. et G. Itiel derletzle ScliolastUo-r, und der /Vomîna/ismus, ibidem, pj). 449-481 et pp. (ilU-(i7(j. BIEL (Louis), économiste allemand de la première moitié du xviii" siècle. Il fut professeur de philosophie à Vienne et publia : Utilitatvs rei nummariœ (Vienne, 1733, in-8). L. S.

BIELA. Nom de deux aflluents de gauche de l’Elbe. Le premier descend de l’Erzgebirge au S. (en Bohême), et se perd dans le fleuve à Aussig, après un cours de 74 kil. ; un chemin de fer suit sa vallée au N. de laquelle est Teplitz. Le second descend de l’Erzgebirge au N., et finit près de Konigstein ; sa vallée est une des plus jolies de la Suisse saxonne.

BIELA (Wilhelm, baron de), officier et astronome autrichien, né à Rossla, près de Stolberg-am-Harz (Saxe), le 19 mars 1782, mort à Venise le 18 fév. 1836. Il entra dans l’armée autrichienne, fit les campagnes de 1803, 1809, 1813 et 1815, parvint au grade de major et fut nommé commanJant de la place de Hovigo. Ayant quitté le service, il se consacra a l’astronomie et aux beaux-arts. Il rassembla une importante collection de tableaux et publia de nombreux ouvrages sur l’astronomie. Mais il est surtout connu par la découverte de la comète qui porte son nom. L. S.

CoMÉTK LE BiELA. — Le 27 fév. 1826 Biela découvrit à Johannisberg une comète qui fut aperçue dix jours plus tard à Marseille par l’astronome Gambart. Celui-ci, ayant calculé ses éléments et consulté le catalogue des comètes connues, reconnut qu’elle avait été déjà aperçue en 1805 et en 1772. Cependant, on lui a conservé les noms de Comète de iiicla ou de Comète de Gambart. D’après ce dernier, sa révolution autour du soleil, assez analogue à celles des planètes, s’effectue en 6 ans |. Son retour à l’automne de 1832 causa une vive frayeur, car plusieurs astronomes avaient prédit que son orbite rencontrerait celle de la terre. L’idée de la fin du monde se présenta bien vite aux esprits, et il fallut de nouveaux calculs très précis pour rassurer une partie du public, en annonçant que l’intersection de ?