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ROMANS À PROSCRIRE

et les plus remarquables ; et si nous avons joint à leur nom une courte notice qui explique le pourquoi de notre appréciation, nous y avons évité avec soin tout détail ou titre dont l’énoncé ou le souvenir constituerait, pour les faibles, à certaines heures, un véritable péril. »

On s’étonnera peut-être de ne point rencontrer, dans la présente catégorie, des hommes qui seraient classés par plusieurs parmi les « malfaiteurs littéraires », et d’autres qui devraient être bannis de toute bibliothèque sérieuse.

Mais on voudra bien se rappeler que, dans l’espèce, l’excès de la sévérité serait peut-être plus dommageable que l’excès d’indulgence ; et, d’autre part, que nous faisons bien moins une nomenclature d’écrivains qu’un catalogue raisonné d’ouvrages. C’est pourquoi, comme ces auteurs ont publié, soit quelque livre irréprochable, soit un ensemble d’œuvres inoffensif pour une catégorie de lecteurs, nous avons jugé plus logique et tout naturel de les mentionner là même où nous rangeons leurs romans à lire.

Edmond About (1828-1885), le romancier de la bourgeoisie frondeuse et voltairienne. Il ressemble à Voltaire, non seulement par son style lumineux, facile, étincelant de verve, mais surtout par ses tendances agressives, son parti-pris et son impiété.

Il attaqua l’Église et le catholicisme dans ses articles de journaux et dans deux pamphlets débordants de passion : Rome contemporaine ; La question romaine.

Dans ses romans, sa réserve ne brille pas davantage : Tolla, récit poétique très passionné ; Germaine, sujet malpropre habilement traité ; Le Turco (recueil de nouvelles, dont deux au moins contiennent autant de piment que de sel), etc., etc.

On ne rencontrera cependant que quelques mots de