Page:Bibaud - Le Panthéon canadien, 1891.djvu/118

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drame des Anciens Canadiens, et la pièce fut jouée en présence du septuagénaire. On a une traduction anglaise des Anciens Canadiens par madame Rennie, fort louée par les revues de Londres et de Dublin. L’honorable auteur est mort à Québec, âgé de 85 ans, au commencement de 1871. Vie par l’abbé Casgrain.

Gatien, famille canadienne qui remonte au sieur Gatien, que le marquis de Beauharnois et l’intendant Hocquart chargèrent en 1731 de visiter l’ardoiserie du grand étang appartenant aux sieurs Sarrasin et Hazeur, afin de donner une nouvelle forme à son exploitation. — Félix Gatien, né à Québec le 28 octobre 1776, mort au Cap-Santé le 18 juillet 1844, fit de brillantes études au séminaire de Québec. Il fut ordonné prêtre en 1800, et, après avoir été vicaire du curé de St-Eustache de la rivière du Chêne, il desservit le Détroit jusqu’en 1806 et devint agrégé au séminaire des Missions étrangères à Québec. Il y fut préfet des études, puis professeur de théologie. Doué d’une haute intelligence et passionné pour l’étude, il regrettait avec amertume la position fâcheuse que faisait aux hommes instruits la rareté des livres en cette province ; aussi poussait-il à la reproduction des bons ouvrages ceux qui le visitaient. Il publia lui-même le Manuel du chrétien, in-12, et une Semaine sainte, et laissa un manuscrit historique. Le collège de Québec lui doit la fondation de quelques bourses pour de pauvres écoliers.

Gaulin (Remigius), deuxième évêque de Kingston, né à Québec en 1787, décédé en 1857, doyen des évêques de la province ecclésiastique du Canada, fut d’abord commis marchand. Ayant ensuite été appelé à l’état ecclésiastique, il suivit les voltigeurs canadiens durant la dernière guerre, établit un hôpital à Kingston et acquit des connaissances précieuses en médecine dans un temps où les hommes de l’art manquaient. Le commandeur Viger parle en termes fort élogieux de l’abbé Gaulin dans sa Saberdache. Thomas Weld, coadjuteur de Kingston, ayant été promu au cardinalat, M. Gaulin lui succéda et fut nommé, en 1833, évêque de Tabraca en Numidie. Evêque de Kingston en 1841, il se déchargea bientôt, à cause de ses infirmités, de l’administration sur son coadjuteur et se retira en 1845 à L’Assomption, où il exerça les fonctions de supérieur du collège, de curé et de