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775 BOUCHAUTE - BOUCHEL 776

principales matières de l’Ancien Testament : la création, la mort d’Abel, le déluge et l’anathème de Noé sur Chanaan, puis la fondation de la tour de Babel et la dispersion des peuples. Le septième tableau donne l’histoire d’Abraham et le douzième celle de Joseph, que l’auteur traite con amore, sous la forme dramatique et en quatorze actes.

Ph. Blommaert.

BOUCHÉ ou BOUCHE (Martin), graveur au burin, né à Anvers vers 1640, pratiqua son art dans son pays natal, puis en France et en Angleterre; il a été employé par des libraires-éditeurs de Bruxelles et de Lyon. En Belgique, il exécuta des planches pour les Métamorphoses d’Ovide, traduites en langue française par Duryer et publiées, en format in-folio, par J.-F. Foppens (Bruxelles, 1677), avec un beau frontispice : Apollon et Minerve couronnant le poëte. Chaque métamorphose a sa représentation, gravée par Martin Bouché, Pierre-Paul Bouché, Frédéric Bouttats ou Pierre Clouet, d’après Henri Abbé, Abraham van Diepenbeek et autres dessinateurs ou peintres des Pays-Bas. En France, il travailla aux planches de l’ouvrage intitulé : Jacobi Sponii miscellanea eruditatæ antiquitatis, in quibus marmora, statuæ, gemma, numismata, huc usque inedita, referuntur ac illustrantur. Lyon, 1685. Il produisit quelques sujets historiques, estimés, et grava des portraits de moyenne dimension. Nous citerons ceux de Jean de Bosco (Vera effigies admodum Reverendi Patris); Jean-François Herrebert, d’après J. van Opstal; Don Juan Domenico de Zuniga, d’après Gonzalès Coques; Thomas Marcot et Adrien Vander Cabel, ainsi que des portraits de religieux mis à mort en Angleterre au XVIIe siècle et figurés avec la corde au cou et un couteau planté dans la poitrine; J.-B. Bullaken, 1642; Paul Heath, 1643; François Bel, 1643; Martin Woodeveke, 1646, frères Mineurs ou Récollets de la province anglaise, à Londres, et John Fenvick, jésuite, martyrisé à Tiburne en 1679.

Martin Bouché signait parfois de ses initiales M. B. Sa taille de burin a de la fermeté et de la netteté. Ses portraits sont animés.

Edm. De Busscher.

Huber et Rost, Manuel des curieux et des amateurs de l’art, t. V. — Charles Le Blanc, Manuel de l’amateur d’estampes. — Fr. Brulliot, Dict. des monogrammes, chiffres et marques des peintres et des graveurs. — Piron, Levensbeschryving der voorname mannen en vrouwen van Belgie.

BOUCHÉ ou BOUCHE (Pierre-Paul), graveur au burin, cité par Heinecken, Nagler, Le Blanc, Huber et Rost, vécut à Anvers durant la seconde moitié du XVIIe siècle et y travailla pour des éditeurs. Outre sa coopération à l’édition Foppens des Métamorphoses d’Ovide, traduites en français par Pierre Duryer (Bruxelles, 1677), il grava le frontispice d’une Vie de Jésus-Christ (Het leven Ons Heeren Jesu-Christi); un portrait du cardinal diacre Jérôme Casanate, qu’il dédia à ce prince de l’Église romaine (Eminentissimo S. R. E. principi Hieronymo Casanate diacono cardinali), in-8°; une Suite d’ornements, publiée à Londres, en 1693. Il signait, au dire de Charles le Blanc : Peter-Paul Bouché.

Indépendamment de Martin et de Pierre-Paul, l’auteur du Manuel de l’amateur d’estampes mentionne encore François Bouché, qui grava, à Anvers, vers le milieu du même siècle. On a de lui un portrait de Ferdinand de Contreras (Retrato del Ven. Padre...), chapelain de l’église patriarcale de Séville, in-8°. C’est tout ce que l’on relate de cet artiste.

Edm. De Busscher.

Mêmes sources que pour Martin Bouché.

BOUCHEL (Isidore-Alexandre), médecin et numismate, né à Audenarde le 25 février 1800, mort à Landeghem le 27 novembre 1842. Il fit, successivement, ses études préparatoires et ses humanités aux colléges de Renais, d’Audenarde et de Sainte-Barbe à Gand. Ayant achevé ses études de médecine, à l’Université de cette dernière ville, où, à la suite d’un concours général , il avait été nommé élève interne à l’hôpital de la Byloke, il s’établit à Landeghem en 1822. Aussi savant que modeste, Bouchel y fut bientôt compté au nombre de ces médecins distingués qui ont contribué à fonder la réputation si bien méritée de l’Université de Gand. Malgré les soins que réclamait sa nombreuse clientèle et les travaux de science médicale qu’il continuait comme s’il se fût trouvé encore sur les