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CHAPITRE V.


Politique extérieure de la France ; son principe. — Nouveau Congrès de Vienne. — M. Gendebien à Paris. — Interpellations de M. Manguin aux ministres ; discours de M. Bignon ; émotion qu’il produit. — Congrès belge ; sa physionomie ; indépendance de la Belgique proclamée. — Protocole du 20 novembre ; protestation de M. Falk ; protestation du roi Guillaume. — Question du Luxembourg ; rôle de M. de Talleyrand à Londres. — M. Laffitte éprouve de l’éloignement pour le roi ; à quelle occasion ; lettre singulière. — communication ministérielle aux chambres ; détails caractéristiques. — Le principe de non-intervention proclamé solennellement par le président du conseil ; sensation en Europe. — Conjuration en Pologne ; Wysocki, Zaliwski, et leurs compagnons ; son portrait ; sa sécurité. — Nuit du 29 novembre à Varsovie. — Chlopicki au pouvoir ; sa profonde incapacité. — Fuite de Constantin. — Enthousiasme des Polonais ; les clubs. — Frayeurs de Chlopicki ; sa violence dans la faiblesse ; il s’empare de la dictature. — Royauté future de Czartoryski. — Les doctrinaires de Varsovie. — Lubecki part pour Saint-Pétersbourg. — Ce que la France pouvait pour la Pologne, et ses sympathies. — Entrevue étrange entre M. Biernacki et le consul de France à Varsovie, M. Durand. — La Pologne abandonnée.


Le 2 novembre, jour fixé pour l’installation de son nouveau parlement, le roi de la Grande-Bretagne, après s’être félicité du dénouement de la révolution de Paris, s’exprimait en ces termes sur la révolution de Bruxelles : « J’ai appris avec un profond regret la situation des affaires des Pays-Bas. Je déplore que l’administration éclairée du roi n’ait pu préserver ses domaines de la révolte. »

Deux jours après, M. Van de Weyer étant arrivé à Londres, avec une mission de ses collègues, lord