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CHAPITRE IV.


Progrès du parti républicain ; Armand Carrel et Carmer-Pages. — Liste civile prétentions de la cour ; pamphlets de M. de Cormenin. – Procès au sujet de ia mort du duc de Bourbon. — Audace de la presse républicaine ; persécutions ; déclaration courageuse d’Armand Carrel. — Conspiration des tours Notre-Dame. — Conspiration de la rue des Prouvaires. — Exaspération de Casimir-Périer ; ses rapports avec ie roi scène de fureur. — Expédition d’Aucône. — Esprit de l’administration sous Casimir-Périer. — Troubies de Grenobie ; l’autorité locale vaincue, débats parlementaires. — Lutte systématique entre les deux chambres. — Vote du budget. — Clôture de la session.


L’année 1832 s’ouvrit, pour le roi, par les félicitations et les flatteries d’usage. Et pourtant, jamais la royauté en France n’avait été plus sérieusement menacée. La révolution que les saints-simoniens cherchaient à introduire dans l’ordre social, le parti républicain la poursuivait, dans l’ordre politique, avec beaucoup de fougue et de succès. Le 2 janvier, M. Armand Carrel se prononça pour la république, dans le National, et, quelques jours après, M. Garnier-Pagès entra comme républicain à la chambre.

Un seul député se leva pour protester contre l’admission de ce nouvel élu : ce fut Casimir Périer. Eclairé par sa haine, il devinait quels ennemis se dressaient devant lui, et ce que pourraient pour