Page:Blanqui - Cours d’économie industrielle 1837-1838.djvu/218

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ONZIÈME LEÇON.


9 janvier 1838.


De la monnaie (suite.)


Sommaire : Fabrication des pièces d’or en belgique (suite). — La discussion repose sur une erreur.
Reprise de la question des monnaies. — Résumé des leçons précédentes. — Opinion de sir T. Tooke contre les banques. — Il la fonde sur ce qui est arrivé à la banque d’Angleterre. — Historique de la crise de 1797. — Sur quoi Ricardo fait reposer ses arguments en faveur des banques. — Proposition émise par lui de créer des billets payables en lingots. — Avantages et inconvénients de cette mesure : elle n’a pas été adoptée.
Exagérations de la plupart des économistes qui ont traité la question du crédit ; le crédit n’est utile que lorsqu’il facilite les échanges ; il doit toujours reposer sur des bases réelles ; lorsqu’on le fait servir à des opérations fictives, il ne double pas les capitaux. Il ne convient pas non plus aux entreprises dont les revenus sont incertains ou éloignés, tels que les routes, les canaux, les travaux publics, les constructions, etc. — Emploi du crédit en Angleterre, aux affaires de commerce, ex. des warants délivrés par les entrepôts.
Du papier monnaie : distinction avec la Monnaie de papier. — Comment celle-ci peut devenir celui-là. — Histoire du système de Law. — Des assignats de la révolution française. — Comment et pourquoi l’Angleterre a évité la banqueroute. — Résultats de la suspension et de la reprise des paiements en espèce.


Je vous ai déjà, entretenu de l’incident qu’ont soulevé les quelques paroles relatives au projet d’altération des monnaies d’or par la Belgique