Page:Bloy - Je m'accuse, La Maison d'Art, 1900.djvu/152

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le flot de la fécondité victorieuse qui les assaillait de sa joie… Eux, dans leur grand âge, dans l’ÉTAT DIVIN D’ENFANCE où ils retournaient, ne reconnaissaient pas toujours les gamins ni les gamines… Puis, il y avait là des mères en train de nourrir, qui donnaient le sein, assises sous les arbres, s’égayant entre elles, la gorge libre, dans une sérénité fière. C’était la décisive victoire de la maternité féconde sur la virginité tueuse de vie. »

Puis, encore le refrain :

« Le lait ruisselait sans fin des gorges nourricières, sève éternelle de l’humanité vivante. Et ce fleuve de lait charriait la vie à travers les veines du monde, et il se gonflait, et il débordait, pour les siècles infinis ». Idiot.


7. — On m’apporte enfin le dernier feuilleton de « Fécondité ». Dieu soit loué dans tous les siècles des siècles !

Quelques citations :

« Le plus de vie possible, pour le plus de bonheur possible. Tel était l’acte de foi en la