Page:Bloy - Le Salut par les juifs, 1906.djvu/101

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XXI


Or, leur volonté précisément, était infernale. Ces maudits se savaient puissants et leur détestable joie consistait à retarder indéfiniment ce Règne glorieux attendu par les captifs, en éternisant la Victime.

Le Salut de tous les peuples était, par leur malice, diaboliquement suspendu, — au sens figuré comme au sens propre, — et celui des Apôtres qui avait été pharisien et qui comprenait sans doute ces choses mieux que personne, s’était vu forcé d’avouer qu’on n’était sauvé qu’ « en espérance », rien qu’en espérance, et qu’il fallait encore attendre la Rédemption, en