Page:Bloy - Le Salut par les juifs, 1906.djvu/91

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XIX


Et l’immense regard désolé dont l’étoile du matin noyait tous ces compatissants avec Elle, était pour eux une réponse de la suavité la plus déchirante :

— Les méchants Juifs — croyaient-ils entendre, — ont accusé mon Enfant divin d’être un homme gourmand et buveur[1], et c’est bien vrai, je vous assure, que, même en sa Croix, il a gémi pour qu’on lui donnât à boire.

Dites-vous bien qu’à ce moment, il voyait mes Larmes !

Ces larmes étroitement apparentées à son

  1. Ecce homo vorax et potator vini. — Matthieu, XI, 19.