Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/177

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l’Église fut traquée et persécutée par tous les Rois, tous les Empereurs, tous les nobles. Enfin l’aurore des siècles nouveaux lui a apporté la paix et la liberté, et la troisième République, en réalisant intégralement les principes révolutionnaires, a donné au catholicisme sa splendeur définitive. « Soyons donc les serviteurs dévoués de la démocratie, etc. » C’est la conclusion du livre.

« Inutile d’insister sur la partie historique. Le père Maumus doit, comme M. Floquet, d’illustre mémoire, puiser son érudition dans le Larousse. Il y a pourtant laissé de bien belles choses qu’il aurait pu nous raconter sur les horreurs de l’Inquisition, par exemple, mais il convient de relever l’erreur métaphysique. Si sotte qu’elle soit, elle a, en effet, une grande importance à cause même de la personnalité de son auteur. Elle eût été toute naturelle sortie du cerveau de Jaurès ou de Combes ; mais elle est une monstruosité sans précédent, écrite par un prêtre et par un moine…