Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/180

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.


Et après ? ainsi que me disait, autrefois, un vieux curé somnolent à qui je confessais les turpitudes sans style de mon adolescence. Après ? Eh bien ! il n’y a rien. C’est fini. La petite colonnade est interrompue. Vous ne voudriez pas que je vous parlasse de cette chère colonne brisée qui se nomme Léo Taxil.

Ce serait un triomphe trop facile de rappeler qu’il y a environ quinze ans, l’horrible drôle ayant été reçu, lui aussi, avec distinction, par Léon XIII qui l’encouragea paternellement à sauver la France, je fus SEUL à voir et à dire qu’on était mystifié d’une façon épouvantable. Plus que jamais, à cette occasion, je fus nommé le Pamphlétaire, le Lanceur d’outrages, le dur Fanatique jetant violemment et injustement la porte de l’Église à la face des hommes de bonne volonté, venus de très-loin, etc., etc…

En ce moment le Conclave est séquestré et les journaux publient le menu des repas des cardinaux « dispensés du maigre en temps de conclave ». On aurait plutôt cru à l’abstinence et