Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/70

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reux et dont le tact était infaillible en matière de catholicisme ? Que dirait-il en voyant ce saint Paul du chemin de velours dont la conversion étonne les architectes et décourage les marchands de curiosités ?

Un jour que saint François d’Assise était en prières, une voix sortit du crucifix devant lequel il était prosterné et il lui fut dit par trois fois : « Va, François, et répare ma maison que tu vois tomber en ruines. » Huysmans a peut-être entendu quelque chose de semblable et, tout de suite, il s’est mis bravement à étayer la vieille Église avec des dictionnaires et des documents archéologiques.

Le malheur — ou le bonheur — c’est l’inouï, surnaturel et irrévélable ennui de cette manigance, ennui sans pardon qu’aggrave sans mesure une langue dénuée de probité, la plus fabriquée des langues littéraires, la plus plaquée, frelatée, sophistiquée, biseautée et maquillée qu’on ait jamais vue. Le prurit du « mot rare », de « l’épithète