Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/82

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d’un ennui à tuer les mouches, où chacun apporte son petit carnet de notes archéologiques, hagiographiques, liturgiques ou exégétiques, avec toutes les références ; où les plus savants bouquins et, autant que possible, les plus inconnus, ont été mis à contribution par ces trois bavards qui dégorgent leurs lectures, pendant des heures, sans jamais obtenir la grâce d’un aperçu, d’un pâle trait de lumière, d’un semblant de conclusion sur quoi que ce soit.

La prétention déclarée de Huysmans est d’être en forts bons termes avec la Sainte Vierge. — Ah ! vous, il vous sera beaucoup pardonné parce que vous l’aurez beaucoup aimée ! se fait-il dire par une femme de ménage qui est une Sainte, bien entendu, « une colonne de prières », et dont l’admiration pour lui est sans bornes.

J’y consens de tout mon cœur. Mais ce banlieusard a des façons de parler de Marie qui doivent produire comme un remous d’effroi dans le torrent des Dix Mille Anges que la