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L’AU DELA ET LES FORCES INCONNUES

» Tout d’abord une table à manger de vingt-cinq couverts (les domestiques se mettaient à plusieurs pour la déplacer) fut soulevée de ses quatre pieds au niveau de nos épaules. Une rose mouillée de rosée tomba dans mon assiette, créée instantanément (il n’y avait dans la maison que des chrysanthèmes). C’était un « apport ». Comme je demandais qu’une autre fleur fût placée à la boutonnière de M. L., je fus aussitôt obéie, et elle y apparut subitement. Parfois une table très légère devenait, par l’influence des esprits, si lourde qu’à six nous ne pouvions la soulever, et une autre d’un poids énorme s’enlevait au seul contact de nos doigts, parfois même sans que nous la touchions. La force occulte ayant dit cette fois qu’elle s’appelait le duc de Fronsac, je répondis en badinant : « Eh bien ! je serais charmée de causer avec vous. Asseyez-vous à mes côtés. » Aussitôt une chaise qui se trouvait dans un coin du salon fut projetée contre mon fauteuil. Je résistai à l’évidence. Comme mon verre encore plein était devant moi, je dis : « Buvez donc, mon cher duc. » Et sous mes yeux