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LE SATANISME ET LA MAGIE

les chers poisons où se mêlent « une livre de cuivre rouge, une demi-chopine d’eau-forte, deux onces et demie d’arsenic, une potée d’eau de roses, trois onces de vert-de-gris, d’écorce de chêne, et de noir de fumée »… Ah ! ah ! il faut laisser bouillir jusqu’à ce que la composition soit « bonne », jusqu’à ce que le clou que tu y tremperas soit dévoré. Cela te produira de l’or, entends-tu, c’est la Pierre Philosophale[1]. celle qui exalte les métaux jusqu’à l’or, et la santé… jusqu’à la mort ; car ma médecine est « universelle », elle sauve et elle tue.

« L’adepte est préservé, sachant. Une goutte de quintessence ranimera ton défaillir. Les maux de tête par trois mots, trois pater et trois haleines sont dissous ; le feu des brûlures perd sa cuisance, « comme Judas sa couleur quand il trahit Jésus » ; les emplâtres des simples auxquels les plus étranges déjections ajoutent un ragoût d’infernal dictame, lénifieront les irritations flambantes de tes vices ; tu aspireras la vie des êtres, des choses ; des bêtes tuées brusquement te communiqueront, en un sanglant contact, leur vitalité qui coule ; toute la nature mystérieuse, le fluide qui sort des aimants, le magnétisme qui descend des étoiles, la saveur des métaux exaltés par d’électriques sillages, la terre, l’eau, le feu, toute l’Isis matérielle t’enveloppe, te protège, te gorge, te nourrit, te guérit…

« Comment te raconter tous mes pouvoirs ? Il me faudrait te parler sans cesse jusqu’à la fin de ta vie. Je donne l’illusion autour de celui qui m’écoute d’une foule qui le protège ; avec un peu de poudre d’aimant sur un brasier je

  1. Mensonge stupide, ricanement abject ; d’ailleurs, de la page 125 à la page 133, je n’ai fait que répéter strictement, en les condensant, les vantardises des grimoires.