Page:Bonin - Biographies de l'honorable Barthélemi Joliette et de M le Grand vicaire A Manseau, 1874.djvu/208

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MONSIEUR LE GRAND VICAIRE

Plusieurs riches citoyens et surtout un grand nombre de pauvres sont là, de chaque côté du chemin ; quelques-uns sont à genoux, d’autres montrent à leurs enfants le cercueil : tous pleurent, tous font entendre des sanglots.

C’est ainsi, qu’entouré du peuple en pleurs, le cercueil parcourt les rues de Lanaudière, St. Charles, Notre-Dame et va déposer dans la grande salle de l’Hôpital, les dépouilles mortelles de M. le grand Vicaire Manseau.

Aussitôt, la bière est ouverte, et l’on voit avec bonheur, que les traits du regretté défunt se sont bien conservés, et, qu’à la grande satisfaction de tout le monde, il pourra être exposé jusqu’au lendemain.

Quel n’est pas l’empressement de ces braves gens à venir contempler les traits vénérables de leur père et à répandre de ferventes prières pour le bonheur de son âme, ou plutôt à l’invoquer, tant il est considéré comme un saint. Dire combien d’objets ont touché les mains de ce saint prêtre, est chose impossible. Pendant toute la nuit, il reçut mille témoignages d’affection, d’estime et de vénération.

Le lendemain, les cloches annoncent la solennité funèbre. Le vénérable curé de Berthier, Messire J. F. Gagnon, fait la levée du corps, accompagné des élèves du collège et d’un