Page:Bonneff - Didier, homme du peuple.djvu/281

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Le patron se dit : la main-d’œuvre coûte cher, il faut essayer de la remplacer par des machines. Et l’on trouve des machines, des systèmes. Vous êtes l’aiguillon. C’est tout profit.

Quand le mouvement de l’or et des affaires sera neutralisé par une autre force, quand vous aurez donné au monde une autre loi, alors les hommes d’État d’aujourd’hui, mus par une intuition supérieure, viendront vers vous avec désintéressement et abandonneront leur classe, au moment du naufrage, avec la même désinvolture et la même sincérité que le renégat Dranis lâcha le parti socialiste pour devenir le ministre d’un cabinet conservateur !

— Vous avez des raisons ingénieuses pour expliquer votre reniement, réplique Didier avec hauteur. Ce n’était pas pour la défense des affaires que nous vous avions envoyé au Parlement, mais pour la défense d’une classe : celle que vous avez abandonnée ! Je vous le dis sans fard, Monsieur, vous avez escroqué nos suffrages, et les affaires dont vous vous occupez sont surtout