Page:Bossuet - Histoire des théâtres nationaux.djvu/231

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^__LA COMÉDIE-FRANÇAISE 227 dant l’existence et la durée de la présente société sur aucune clause du présent acte en ce qui touche leurs intérêts respectifs et en tou- tes matières contcntieuses, seront jugées en dernier ressort par les membres composant le Conseil de la Comédie. La décision qui sera portée sera sans appel et sans recours en cassation. Conseil Art. 5i . — 11 y aura un Conseil de la société . Art. 52. — Le Conseil sera composé de jurisconsultes, avocats, notaires et avoués . Un dernier article désignait nominativement les membres devant composer le conseil. Suivaient les signatures. Diver- ses modifications à cet acte de société intervinrent au cours des événements, mais il nous paraît superflu de les préciser . Bornons-nous à constater qu’elles reçurent au fur et à mesure l’adhésion des sociétaires et des intéressés. Les Comédiens comprirent qu’il y avait intérêt à entretenir de bonnes relations avec le pouvoir ; aussi, se montrèrent-ils toujours envers lui respectueux et attentionnés. Guidés par le sentiment patriotique et leur « attachement inviolable à l’au- guste chef du gouvernement », ils votèrent, le 4 juin i8o3, une somme de 2.5oo francs comme contribution volontaire aux frais de la guerre avec l’Angleterre. Cependant, les rangs de la vieille Comédie Française s’éclair- cissaient peu à peu en se rajeunissant. L’année 1802 avait vu la mort de Ghampville et du grand acteur Mole, la retraite de sociétaire de M™« Vestris et les débuts de M^’^s Duchesnois et Georges Weymer. C’était le début d’une série de deuils : en i8o3, la Comédie-Française dut déplorer la perte delà célèbre Clairon, de Bellemont, de M’" Duménil, de Vanhove et Elisabeth Gontier.