Page:Bouillet - Chassang - Dictionnaire universel d'histoire-geo - 1878 - P1 - A-G.djvu/648

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les Romains ; pris au moyen âge par les Anglais à qui il fut repris par Dunois.

EXMOUTH, v. d’Angleterre (Devon), à 13 k. S. E. d'Exeter, et à l'emb. de l'Exe dans la Manche; 3000 h. Bains de mer. Patrie de Walter Raleigh.

EXMOUTH (Édouard PELLEW, lord), amiral anglais, né à Douvres en 1737, m. en 1833, se distingua ans plusieurs combats contre la marine française en Amérique et dans les Indes, devint contre-amiral en 1804, vice-amiral en 1808. fut chargé en 1815 du commandement de la flotte britannique dans la Méditerranée, châtia l'insolence des Algériens en bombardant Alger et força le dey à lui remettre 1200 esclaves. Il consacra le reste de sa carrière à l'instruction des marins.

EXODE, c.-à-d. sortie, un des livres de la Bible, contient l'histoire des Hébreux depuis ta sortie d’Égypte jusqu'à la dédicace du tabernacle dans le désert.

EXPILLY (l'abbé Jean Joseph), né à St-Rémy [Provence), en 1719, m. en 1793, fut successivement secrétaire d'ambassade du roi de Sicile, examinateur et auditeur général de l’évêché de Sagona en Corse, chanoine de Tarascon. Il parcourut une partie de l'Europe en recueillant de précieuses observations sur les pays qu'il visitait, et laissa des ouvrages qui sont encore estimés pour l'exactitude des détails sur le climat, les mœurs, la population et les rapports politiques des diverses contrées : Cosmographie (en 5 parties), 1749; Géographe manuel, 1757. souvent réimprimé; Description historique et géographique de l’Angleterre, de l’Écosse et de l’Irlande, 1759; De la population de la France, 1765, écrit d'économie politique, supérieur à tous les ouvrages de ce genre qui avaient paru jusque-là; Dictionnaire géographique des Gaules et de la France, 1762-70, 6 vol. in-fol. : ce dernier ouvrage est très estimé. quoiqu'il ne soit pas terminé (il va jusqu'à la lettre S).

EXSUPERANTIUS (Julius), historien latin qu'on croit être du Ve siècle, passe pour être l'auteur d'un livre intitulé : De Marii, Lepidi ac Sertorii bellis civilibus, qui se trouve souvent à la suite de Salluste (notamment dans les éd. d'Havercamp, 1742, et de Gerlach, 1823), et qu'on suppose tiré des histoires de cet écrivain.

EXTRAVAGANTES. On appelle ainsi les constitutions des papes postérieures aux Clémentines (bulles de Clément V), et dont la plupart ont été publiées par Jean XXII. On leur donna ce nom, parce qu'elles furent longtemps dispersées et en dehors des recueils du droit canon (extra vagantes). V. DÉCRÉTALES.

EXUMA ou GRANDE EXUMA, une des îles Lucayes, par 78° 20' long. O., 23° 30' lat. N. : 40 kil. sur 4; 1500 hab. Au S. est une île plus petite qu'on appelle la Petite-Exuma. On y cultive le coton. — On donne le nom de Cayes-d’Exuma à la chaîne d'îlots qui s'étend au N. O. de l'île jusqu'à 24° 38' lat. N.; et celui de Canal d’Exuma au détroit qui sépare l'île de San-Salvador de celles d'Exuma et de Stocking.

EXUPÈRE (S.), évêque de Toulouse à la fin du Ve s., mort vers 410, contemporain et ami de S. Jérôme, acheva la basilique commencée par S. Saturnin, changea le temple de Minerve en une église dédiée à la Ste Vierge (auj. la Dorade), et vendit tous les biens, ainsi que les vases sacrés de son église, pour soulager le peuple, ruiné par les invasions des barbares. On le fête le 28 sept, et le 14 juin.

EYALET, du grec aigialos, littoral, est, dans la division de l'empire ottoman, synonyme du pachalik, mais n'est guère dit que des trois pachaliks primitifs, la Roumélie, l’Anatolie, et l’Al-Djezair ou gouvt du capitan pacha. L'eyalet est gouverné par un pacha et se divise en livalis ou sandjakats.

EYBAR, v. d'Espagne (Guypuzcoa), à 35 kil. O. S. O. de St-Sébastien; 2000 hab. Forges pour la construction des navires; manufactures d'armes.

EYCK (VAN), peintre. V. VAN EYCK.

EYCKENS (Pierre), dit le Vieux, peintre d'histoire, né vers 1599 à Anvers, mort vers 1649. Ses tableaux les plus remarquables sont : La dispute de Ste Catherine contre les docteurs païens ; la Cène, S. Jean prêchant dans le désert.

EYDER, Ægidora, ou Egidora, rivière qui naît dans le duché de Holstein, et se jette dans la mer du Nord.

EYGUIÈRES, ch.-l. de c. (Bouches-du-Rhône), à 33 kil. E. d' Arles; 2581 hab. Oliviers, mûriers.

EYGURANDE, ch.-l. de C. (Corrèze), à 24 kil. N. E. d'Ussel; 215 hab.

EYLAU, Preussich-Eylau, ville des États prussiens (Prusse orient.), à 44 kil. S. E. de Kœnigsberg ; 2700 hab. Il s'y livra les 7 et 8 février 1807 une bataille sanglante et acharnée où Napoléon défit les Russes et les Prussiens. On appelle Deutsch-Eylau, une autre ville de Prusse, à 50 kil. S. de Marienwerder.

EYMET, ch.-l. de c. (Dordogne), sur le Dropt, à 24 kil. S. O. de Bergerac; 1500 hab. Jadis fortifié.

EYMOUTIERS, ch.-l. de c. (Hte-Vienne), à 40 k. E. S. E. Limoges, sur la Vienne; 1600 h. Jadis fortifié. Collège. Filatures de soie, fabriques de cire.

EYNARD (J. Gabriel), philhellène genevois 1775-1863. Après s'être enrichi dans la banque, il organisa, et souvent fit à ses frais, les envois de vivres et d'argent à la Grèce soulevée contre les Turcs (1825-l829); il ne cessa depuis d'aider les Grecs de ses libéralités ou de son influence.

EYRAGUES, (bourg des Bouches-du-Rhône), arr. d'Arles, à 4 kil. S. de Château-Renard, 2272 hab Hôtel de ville ; remparts construits en 1560. Vin blanc.

EYRIÈS (J. B.), géographe, né à Marseille en 1767, m. en 1846 ; fut l'un des fondateurs de la Société de géographie, a rendu service à la science an traduisant de l'anglais, de l'allemand, du suédois et du russe, plusieurs bons ouvrages. Il a publié d'utiles compilations, l’Abrégé de Géographie moderne, avec Pinkerton et Walcknaer, et l’Abrégé des Voyages modernes depuis 1780, 14 vol. in-8, 1822-1824, qui fait suite à l’Hist. générale des voyages de Laharpe.

EYSSE, Excisum, vge du dép. de Lot-et-Garonne, dépendant de Villeneuve d'Agen; 1600 hab. Anc. abbaye de Bénédictins, auj. maison de détention.

ÉZÉCHIAS, roi de Juda, 723-694 av. J.-C., fils et successeur d'Achaz, rétablit le culte du vrai Dieu, battit les Philistins, et tenta de délivrer la Judée du tribut qu'elle payait aux Assyriens. Leur roi Senna-chérib allait s'emparer de Jérusalem, lorsqu'un ange exterminateur fit périr 185 000 hommes de son armée. Ézéchias, attaqué d'un ulcère, était sur le point de mourir, lorsque Dieu, touché de ses prières, lui accorda encore 15 ans de vie. Ézéchias, après sa guérison, composa un célèbre cantique d'actions de grâces qu'Isaïe nous a conservé (ch. XXXVIII), et que J. B. Rousseau a mis en vers français. C'est sous le règne d'Ézéchias que prophétisa Isaïe.

ÉZÉCHIEL, (c.-à-d. que Dieu fortifie), un des quatre grands prophètes des Juifs, appartenait par sa naissance à la race sacerdotale. Il fut emmené en captivité à Babylone avec Jéchonias, roi de Juda, vers 599 av. J.-C., et relégué sur les bords du fleuve Chaboras en Mésopotamie. Il prédit, sous des formes allégoriques, la fin dé la captivité, le retour des Juifs à Jérusalem, le rétablissement du temple, le règne du Messie et la vocation des Gentils ainsi que la mort de Sédécias; et toutes ses prédictions furent accomplies. Le recueil de ses prophéties étincelle de beautés ; les images en sont vives et variées, les descriptions frappantes, le style énergique ; mais elles sont quelquefois obscures. Ézéchiel prophétisa depuis la 5e année de la captivité de Joachim jusqu'à la 27e. On ne sait rien sur la fin de sa vie.

EZRAËL ou AZRAËL, l'ange de la mort suivant les Mahométans, est chargé de conduire les âmes des morts devant le souverain juge.