Page:Bourdon - En écoutant Tolstoï.djvu/226

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bien profondes racines dans le cerveau humain ; car il a été soigneusement cultivé et encouragé depuis des milliers d’années. On aime à espérer qu’une humanité meilleure que la nôtre réussira à se corriger de ce vice original ; mais que pensera-t-elle alors de cette civilisation, soi-disant raffinée, dont nous sommes si fiers ? À peu près ce que nous pensons de l’ancien Mexique et de son cannibalisme à la fois pieux, guerrier et bestial. (Ch. Letourneau, L’Évolution politique dans les diverses races humaines, t. I.)


Parfois un prince en moleste un autre dans la crainte que ce soit cet autre qui lui cherche noise. Parfois l’on engage la guerre parce que l’ennemi est trop fort ; et parfois parce qu’il est trop faible. Parfois nos voisins désirent ce que nous avons, ou possèdent ce dont nous manquons ; alors nous en venons aux mains, jusqu’à ce qu’ils s’emparent de nos biens ou nous abandonnent les leurs. (Jonathan Swift, Voyages de Gulliver, IVe partie, ch. v.)


Il s’accomplit quelque chose d’incompréhensible et d’impossible par sa cruauté, son mensonge et son absurdité. L’empereur de Russie,