Page:Bournon - Histoire d Eugenie Bedford - t1.pdf/68

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gagna ſa chambre ſans être apperçue : il’ étoit ſi matin, que tout le monde dormoit encore. A huit heures, elle deſcendit à l’oſſice, prépara le déjeûner, & monta enſuite à l’appartement de Miſſ Wills. — Je ne conçois rien à mon ſommeil d’hier. Eh ! tîte, Patty, paſſez-moi ma robe, que j’aille éveiller nos nouveaux mariés. Milord Bedford entra en ce moment ; la toi- lette de Mijſ Wills fut bientôt faite, & tous deux s’acheminèrent vers la chambre d ’Eugenie, — Déjà levés ! déjà ſortis ! Allons les trouver au jardin. On le parcourt ſans rencontrer Miſtreſſ Williams ; mais on apperçût lames aſſis ſur un banc, & réfléchiſſant triſtement. Milord Bedford l’appelle, il s’approche. — Quoi ! tout ſeul ? Où eſt donc votre femme ? — Je ne ſais… Sûrement dans ſon lit. — Comment vous ne ſavez : parbleu mon gendre, vous avez l’air bien chagrin & bien indifférent pour un lendemain de noces ? Y a-t-il déjà quelque brouille ? Venez, venez, je veux vous raccommoder, vous êtes deux enfans. Il prend James par le bras, & le conduit à la maiſon. Toute la compagnie étoit dans la ſalle