Page:Bouton - La Patrie en danger au 25 février 1848.djvu/7

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Comme les esprits se remuent à cette heure pour connaître la part réelle que les hommes ont prise à la chute de notre état social, il ne faut pas laisser les premiers venus broder à merveille les sublimes niaiseries de l’insurrection, dans un intérêt de vanité ou de parti. La frivolité les dicte.

Pendant ces heures rapides on vit apparaître, dans le tourbillon qui emporta la Monarchie, de grandes figures : c’est Guizot, c’est Molé, c’est Thiers, c’est Barrot, c’est Bugeaud, c’est Girardin, des hommes d’État, des hommes de guerre ; tous ils ont des cris, des transes, des colères, de sinistres avis : la Monarchie se meurt ! La Monarchie passe avec eux ; ils entourent le char funèbre qui marche à la tombe, — conduit par une main inconnue.

Chroniqueurs, vous qui nous peignez si bien la mine de ceux qui menaient le deuil du 24 Février, souvenez-vous que l’Histoire a oublié de soulever le masque de l’exécuteur de Charles Stuart ; et dites-nous donc un peu quels traits avait le croquemort de la royauté de Juillet ?