Page:Braddon - Le Secret de lady Audley t2.djvu/59

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CHAPITRE IV


Caché dans la tombe.


A son retour de Wildernsea, Robert Àudley trouva chez lui une lettre de sa cousine Alicia.

« Papa va beaucoup mieux, écrivait la jeune fille, e il désire vous voir au château. Pour un motif que je ne m’explique pas, ma belle-mère s’est mis en tête que votre présence était nécessaire ici, et me fatigue de ses questions frivoles sur tous vos mouvements. Venez donc sans retard pour faire cesser ces inquiétudes. Votre cousine affectionnée,

A. A. »

« Ainsi donc, mes mouvements préoccupent milady, se dit Robert en réfléchissant, la pipe à la bouche, au coin de son feu. Elle est inquiète et questionne sa belle-fille avec ses jolies manières enfantines qui ont une charmante apparence d’innocente frivolité- Pauvre petite femme, pauvre pécheresse à la chevelure dorée, la lutte entre nous me semble terriblement inégale. Pourquoi ne fuit-elle pas lorsqu’il en est temps encore ? Je l’ai pourtant bien avertie. Je lui ai montré les cartes de mon jeu et j’ai joué à découvert avec elle. Pourquoi ne s’en va-t-elle pas ?