Page:Brontë - Un amant.djvu/132

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maîtresse, et que, en ce qui touchait Hareton, le curé l’entreprendrait de temps à autre. Et ainsi je n’avais pas à choisir, il me fallait faire comme on voulait. Je dis au maître qu’il se débarrassait de tout ce qu’il y avait de convenable dans sa maison seulement pour courir un peu plus vite à sa ruine, j’embrassai Hareton, je lui dis adieu, et depuis ce temps il a toujours été un étranger pour moi ; et c’est très bizarre à penser, mais je n’ai pas de doute qu’il a aujourd’hui tout oublié d’Ellen Dean, et qu’il ne sait plus qu’il a été un moment plus que le monde entier pour elle, et elle pour lui.

… À ce point de son récit, ma ménagère jeta par hasard un coup d’œil sur la pendule de la cheminée et fut ébahie en s’apercevant qu’il était une heure et demie. Elle ne voulut pas entendre parler de rester une seconde de plus, et en vérité moi-même je me sentais assez disposé à ajourner la suite de sa narration. Et maintenant qu’elle est allée se reposer et que j’ai encore médité une heure ou deux, je vais trouver le courage d’aller me coucher, moi aussi, en dépit de la lourdeur douloureuse de ma tête et de mes membres.




CHAPITRE VII


Charmante introduction à la vie d’ermite ! Quatre semaines de tortures, d’excitation et de maladie !

Oh, ces vents lugubres et ces sombres cieux du Nord, et ces chemins impraticables et ces médecins de campagne jamais pressés ! Et oh ! cette absence de toute figure