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LA VALLÉE

« Pour ce qui concerne les moyens de communication dans cette partie de la province, dit M. J. B. Lepage, arpenteur, dans un rapport en date du 1{er} mai, 1885, j’ai rarement parcouru de pays où il soit plus facile de communiquer par des chemins, dans toutes les directions. Bien ne s’opposerait, entre autres, à l’ouverture d’un chemin de premier ordre, partant de la station de l’Intercolonial, à Humqui, et pénétrant jusque dans les fertiles terres qui se trouvent en arrière des cantons Nemtaye, Matalik et Milnikek, et qui comprennent une superficie d’environ 350 milles.

« Au point de vue de la colonisation, ajoute M. Lepage, la région de la Matapédia, que j’ai explorée et qui embrasse une étendue de plus de 1300 milles, offre de bien grands avantages. Toutes les terres, à de rares exceptions, peuvent faire de bons établissements. J’ajouterai qu’elles ne le cèdent en rien aux terres si vantées du Lac Saint-Jean, que j’ai eu l’occasion de visiter. La culture de ces terres, aidée des ressources que peut encore produire, pendant plusieurs années, le commerce de bois et des moyens de communication faciles, donnerait le bien-être à des milliers de familles. »


Au sujet de cette même région, M. Joseph Bureau, le célèbre explorateur officiel, s’exprime en ces termes, dans un rapport en date du 12 décembre, 1893.

« Dans les cantons de la Matapédia, que je viens de parcourir, les terres sont exceptionnellement bonnes, le sol de nature franche, glaise, généralement couvert d’un