Page:Buies - Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean, 1896.djvu/273

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En haut de Normandin, entre la Ticouapee et la Mistassini, s’étend le canton Albanel où les premiers colons arrivèrent, il y a huit ans seulement. On y compte trente-cinq familles, dont plusieurs sont dans une véritable aisance. Le sol de ce canton est le même que celui de Normandin. On peut dire que ces cantons réunis sont les types de ce que sera un jour cette admirable portion de la vallée du lac Saint-Jean qui forme l’ouest du lac, et qui ne tardera pas à renfermer une dizaine de paroisses florissantes.




Au sujet du canton Albanel, voici ce qu’écrivait, il y a une quinzaine d’années, l’éminent explorateur et géomètre Horace Dumais :

Depuis que j’ai mis les pieds dans Albanel, j’ai marché de surprise en surprise. Rien de plus beau que les forêts qui ombragent les vallons et les coteaux sur une grande étendue de ce canton. Le sol est très-riche et des plus faciles à défricher ; le bois y pousse avec une vigueur qu’on s’explique aisément dès lors qu’on étudie la nature du sol ; c’est un jardin, ni plus ni moins. Je crois pouvoir trouver 300 lots et plus de terre de première qualité dans cette partie du bassin ; avec cent lots de plus dans Normandin et au moins cent autres lots, tout aussi bons, sur les terres vacantes à l’ouest de ces deux cantons, on aura 50,000 acres de terre fertile, ou mille lots de 50 acres chacun.

Si les gens de Québec voulaient former une société de colonisation, en profitant des avantages que la dernière loi a mis entre les