Page:Buies - Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean, 1896.djvu/410

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combien ce plan était juste, rationnel et applicable, au moins dans une certaine mesure, on avait commencé à construire le « Grand-Nord » par fractions, par sections, suivant les besoins les plus pressants, en attendant le jour où tous les tronçons se trouveraient réunis, au grand étonnement de ceux qui ne se tiennent pas d’habitude au courant des progrès du pays dans lequel ils vivent. Ce sont ces tronçons divers qu’il s’agit de réunir aujourd’hui en menant une ligne non interrompue à travers tous les intervalles qui les séparent, depuis le Saint-Maurice jusqu’à l’Outaouais. Cette ligne sera tenue en communication constante avec le littoral du Saint-Laurent au moyen de lignes secondaires, et celles-ci devront à leur tour suivre les cours d’eau le long desquels la colonisation se porte toujours de préférence.


TERRITOIRE QU’ELLE TRAVERSE


XIX


L’étendue de terre arable ou exploitable par l’industrie du bois ou des mines, que la nouvelle voie ferrée devra ouvrir à la culture et au commerce, ne saurait être calculée, même approximativement aujourd’hui, faute de connaissances suffisantes sur ces parties lointaines de la province où les marchands de bois seuls avaient eu jusqu’à présent intérêt à pénétrer ; mais nous en savons assez néanmoins, par les rapports de quelques explorateurs et