Page:Buies - Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean, 1896.djvu/459

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Quant à moi, dans le présent ouvrage, comme dans d’autres analogues, déjà publiés, et dans d’autres qui vont suivre et dont je veux faire une série de monographies canadiennes, je n’ai eu en vue que le but à atteindre, qui est l’édification d’une littérature vraiment nationale.

Je réussirai, car je crois le public suffisamment dégoûté aujourd’hui des essais puérils, souvent louches, de toute une catégorie de soi-disant écrivains canadiens qui ont prétendu faire de la littérature nationale en suivant pas à pas les auteurs français, en les décalquant avec une extrême précision, en leur dérobant des pages, des chapitres entiers, en taillant avec de larges ciseaux dans leurs vêtements exotiques, ou en confectionnant des livres entiers avec des citations.

Une qualité vraiment extraordinaire du présent ouvrage,


    Les connaissances agricoles ont aussi fait des progrès considérables, grâce à la propagation du « Journal d’Agriculture Illustré », aux efforts persistants et méthodiques du département de l’Agriculture et de la Colonisation, aux notions nombreuses répandues par les conférences agricoles, et enfin à la détermination arrêtée des colons d’en finir avec les vieilles routines et de marcher hardiment dans les voies nouvelles. Disons enfin, pour terminer, qu’on a fait, l’année dernière, l’essai de la production fruitière. M. Franck Ross, le président de la compagnie du chemin de fer, a planté un grand nombre de pommiers sur sa propriété, près de Roberval, et les Pères Trappistes en ont fait autant à Mistassini.

    Si ces expériences réussissent, on estime que la région du Lac Saint-Jean pourra produire une grande quantité de pommes, des variétés propres aux climats du nord, pour l’exportation en Angleterre, comme la chose se fait sur une si grande échelle dans la vallée d’Annapolis, à la Nouvelle-Écosse.