Page:Buies - Le chemin de fer du lac Saint-Jean, 1895.djvu/90

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.

86
Le chemin de fer

mettre résolumentà l’œuvre et de seconder par tous les moyens possibles les efforts et le travail de la compagnie du « Grand Nord. »



Travaux sur la ligne


Or, ce travail s’accomplit avec toute la célérité et la vigueur qu’il est possible d’y mettre. Depuis la « Jonction de Saint-Tite », près des Grandes Piles, où aboutit le chemin de fer des Basses-Laurentides, jusqu’à Saint-Jérôme, le grand chef-lieu de la région septentrionale en arrière de Montréal, il y a une distance de 92 milles. Là-dessus, 28 milles sont actuellement construits et en pleine activité, de St-Jérôme à St-Liguori, dans le comté de Montcalm, en sorte qu’il ne reste plus que 64 milles à faire pour réunir St-Jérome au St-Maurice. À cette extrémité-ci de la ligne les travaux ont été poussés vigoureusement ; le pont est presque complété sur le Saint-Maurice et, de l’autre côté de la rivière, il n’y a pas moins de 400 hommes à l’œuvre, comme nous l’avons vu précédemment. Lorsque la ligne sera construite jusqu’à St-Jérôme, elle s’y raccordera, avec le « Pacifique Canadien » qui la mettra en communication directe avec Montréal et tout le continent américain. Restera alors à construire la section de St-Jérome à Grenville, qui n’a que 35 milles de