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à travers les laurentides

gent. Le Club a fait bâtir, sur une éminence qui domine le lac Travers, une habitation complète pour ses membres, et une autre, dans le voisinage immédiat, pour les dames qui aimeront à aller faire deux ou trois jours de cette villégiature sauvage, d’un attrait tellement irrésistible, lorsqu’on y a goûté une fois, que toutes les autres paraissent, en comparaison, fades et insipides.

Le Club des Laurentides paie au trésor public une redevance annuelle de cent dollars.


Sur la route, nous traversons la rivière McQuig, est installée la boulangerie générale, capable de fournir près de 400 pains par jour aux douze cents hommes de la ligne. Nous voyons çà et là des tentes abandonnées, dont les voiles, noircies par la fumée, déchirées, loqueteuses, claquent au vent : elles ont été laissées telles qu’elles par les travailleurs, qui sont allés en planter d’autres, 20, 25, 30 milles plus loin, toujours en suivant le chemin de fer au fur et à mesure qu’il se construit, Nous passons à la