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à travers les laurentides

Maurice, industrie dont les produits se sont élevés jusqu’à deux millions de dollars, dans les années prospères ; mais, depuis quelques années, elle a subi une diminution considérable, et les intérêts manufacturiers et agricoles s’en sont cruellement sentis. Naguère on ne faisait pas moins de six cent mille billots dans le territoire du Saint-Maurice ; maintenant on en fait à peine cent cinquante mille. Il faut chercher la raison de cette décadence, en partie dans le prix excessif du transport des provisions à la Tuque, par terre ou sur des chalands, en partie encore dans les frais qu’entraîne la descente des billots, depuis ce dernier endroit jusqu’à Trois-Rivières, dépenses qui diminuent énormément les profits de l’industrie forestière, maintenant que tout le pin de qualité supérieure a été abattu.


Si l’on construisait un embranchement de chemin de fer du lac Édouard à la Tuque, non seulement le prix des billots, à leur arrivée à Trois-Rivières, serait considérablement réduit, mais encore cet embranchement nécessiterait à la Tuque même, où se trouve un des plus grands pouvoirs hydrauliques de la province, la construction de scieries et autres établissements propres à développer l’industrie forestière. On