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CHAPITRE I.

LES MILLE-ÎLES


I.


Le voyageur, qui veut remonter le Saint-Laurent, à partir de Montréal, et suivre l’ancienne route des lacs, illustrée par tous les chercheurs et découvreurs du dix-septième siècle, seule route qui fût pratiquée et possible, même jusqu’au milieu du siècle actuel, prend rarement le bateau à Montréal même, à moins qu’il veuille subir le long et fastidieux passage du canal Lachine, et perdre une demi-journée dans un voyage qui n’offre que peu de pittoresque et qu’un médiocre intérêt. Il laisse le bateau partir de Montréal à neuf heures du matin, et le retrouve, trente-six milles plus loin, à Coteau-du-Lac, où il s’est rendu par le train de cinq heures, de l’après-midi.