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récits de voyages

jadis les nombreux villages des Hurons et des Ojibbewas, avant leur dispersion par les Iroquois, en 1649.

En prenant la rivière Humber, qui débouche à Toronto, et en remontant jusqu’à ce qu’on atteigne le lac Simcoe, à environ quarante-cinq milles dans l’intérieur, on suit l’ancienne route que prenaient les Indiens des deux derniers siècles et les transports de marchandises, au commencement du siècle actuel, pour aller du lac Ontario à la baie Géorgienne, et, de là, au Nord-Ouest, par les lacs Huron et Supérieur. C’est par là que passèrent les Iroquois pour venir détruire les Hurons, cantonnés dans le bassin du lac Simcoe, et les Ojibbewas, qui possédaient de nombreux villages autour de ce dernier lac et du Couchiching, son voisin. Les Ojibbewas comptaient une population d’au moins vingt-cinq mille âmes, qui fut anéantie. À peine reste-t-il aujourd’hui quelques misérables et chétifs survivants de ces populeuses tribus, sur l’île au Serpent, à l’entrée du lac Simcoe. On les voit errer sombres, mornes, traînant leur existence comme un lambeau incommode, et comme accablés du poids du destin qui les a laissés survivre.