Page:Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Tome 19, 1892.djvu/14

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— IV —

Annexe.

LE CONSEILLER HARDOUIN

A tous ses titres, il faut en ajouter un, le plus modeste, mais auquel le digne conseiller n’était pas moins sensible. Quand il arriva à Quimper, il sollicita l’honneur d’être admis dans la Société archéologique du Finistère, et y fut reçu le 1er octobre 1881, sur la présentation du Président de cette Société et sur celle du Président du Tribunal civil. Depuis dix ans, son zèle, malgré son grand âge, ne s’est pas ralenti un instant.

Presque toujours présent à nos séances, il y débuta, le 25 mars 1882, par un mémoire sur La réformation des Coutumes en Bretagne. « C’est avec un vif sentiment de gratitude, écrivait notre secrétaire si autorisé, M. A. de Blois, que la Société s’associe au légitime hommage rendu par cet ancien conseiller à notre compagnie parlementaire et au barreau breton, qui fournit les plus illustres commentateurs du droit provincial ; car chez nous, en effet, avec l’amour de l’indépendance et de la liberté, se sont toujours conservés le culte du droit et le respect de la magistratune. »

L’étude du savant conseiller sur Le Domaine ducal à Morlaix et à Lanmeur témoigne de la même ardeur et de la même compétence. Aussi était-il tout désigné pour nous représenter à Paris au Congrès des Sociétés savantes, où il s’empressa de se rendre en 1883, 1888 et 1889, et il mérita l’honneur insigne de faire partie du bureau.

L’autorité de son nom pesa dans la balance dans deux circonstances, dont l’une fut particulièrement importante en ce qui regarde la Société archéologique du Finistère. Aucun de nous n’a oublié que nous lui devons, comme à notre autre confrère M. Louis Hémon, la reconnaissance d’utilité publique. Je n’ai pas à rappeler ses démarches incessantes près du Conseil d’Etat pour la validité d’un legs dépendant de cette reconnaissance officielle. Tant de zèle, tant de services lui méritaient une place à notre tête, et elle lui fut donnée dans la séance du 25 juillet 1889.

Mais cet honneur, auquel le vénérable octogénaire répondit par un excès de travail, a peut-être épuisé les dernières forces de notre trop zélé confrère.

HERSART DE LA VILLEMARQUÉ