Page:Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, volume 8.djvu/132

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CHAPITRE III.

Rejet des directions par Candé et Visseiche, et par Candé, Soulvache et Saulniéres. La véritable parait être celle formée par le croisement des deux grandes voies de Juliomagus à Vorganium (Carhaix) et de Condivicnum (Nantes) à Condate, qui se rencontrent entre Bain et Port-Neuf.

ART. 1er. — Rejet des directions par Candé et Visseîche et par Candé, Soulvache et Saulnières.

Au point où nous en sommes, Conbaristum étant fixé à Candé, il convient d’examiner si la position de Sipia, placé à Visseiche par tous les archéologues, pourrait, sous le rapport du tracé de route qui en résulterait, s’accorder avec celle que nous avons proposée pour Conbaristum ? Nous n’hésitons pas à dire oui. Aussi si cet emplacement n’en laissait pas désirer un meilleur, dans l’état actuel de la question nous l’adopterions volontiers.

D’abord nous avons déjà vu que la voie antique, qui de Rennes allait directement vers Visseiche, n’était probablement qu’une voie romaine secondaire s’embranchant sur une grande voie de Rennes vers l’Est. Cette première raison tendrait à faire écarter Visseiche.

Apprécions maintenant les motifs de l’opinion de d’Anville sur la station Sipia. Voici ce qu’il dit :

« La distance marquée XVI entre Condate et Sipia conduit au passage d’une petite rivière nommée Sèche, à l’endroit qui est appelé Vi-Seche, ce qui désigne précisément le trajet vadum de cette rivière. De là à un autre lieu nomme Combaristum, la même distance, répétée dans la Table, convient