Page:Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine, volume 8.djvu/375

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Quoi qu’il en soit, les Augustixis partis, la chapelle rentra dans les conditions de sa londatioil, et le service en fut coufié ‘a un chapelain, qui fut M. Eusèhe Le lrleignan, de la même famille que le mari de la fondatrice. Lorsque celui-ci vint à mourir, vers 1662,. de nouvelles tentatives furent faites en faveur des Augustins de Vitré, que quelques personnes, sans doute influentes, voulaient remettre en possession du bénéfice ; mais elles échouèrent devant" l’opposition des pag rois siens de Romagné.

M. André Reste, qui était prieur de la Danlitiaic, rmgappeié‘ à recueillir la succession de M. Eusèbe Le llleignnn, et nous le trouvons encore, en 1679, en possession de sa chapellenie.

Ce ne fut donc que postérieurement à cette époque quelle fut remise aux mains des Eudistes qui tenaient le séminaire de Rennes, et que celui-ci y jetèrent’les fondements d’une maison qui devait être une annexe ou plutôt une dépendance de leur séminaire.

Les circonstances de cette fondation] nous sont entièrement inconnues. Mais s’il mäétait permis de hasarder une eonjecg ture, j’en ferais volontiers les honneurs à M. de Bràgèlonne, alors titulaire du" prieuré de Saintasauvetir-des-Landes, duquel

dépendait l’église de Romagné, et par conséquent la chapelle

Saintevnàntie. Uintérêt et l’affection que M. de Bragelotmp portait a la congrégation des Eudistes étaient tels, que, quelques années plus tard, il la mit, avec l’autorisation du roi, enrossession du prieuré de Saint-Sauveur ; quoi détonnant, après cela, qu’il se soit servi de son influence pour lui obtenir la chapelle Sainte-Aune, surtout si, comme je suis porté à le croire, le concours du recteur de Romagnéet des paroissiens était nécessaire pour en disposer ! I ’

Quoi qu’il en soit, dans les dernières années du xvn“ siècle, nous voyons les Eùdistes installés u Sainte-Aune de la Bosserie et y jeter les fondements (l’une construction qu’ils des-