Page:Burnouf - Lotus de la bonne loi.djvu/18

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page a été validée par deux contributeurs.



AVERTISSEMENT


L’impression du présent volume était presque achevée, lorsqu’une mort prématurée et tout à fait inattendue est venue enlever l’auteur à ses travaux et à ses amis. S’il avait vécu quelques jours de plus, il aurait rendu compte dans sa Préface des motifs qui l’ont conduit à la composition de cet ouvrage et de la place qu’il lui assignait entre ses travaux déjà publiés et ceux qu’il préparait. Malheureusement il ne s’est trouvé dans les papiers de M. Burnouf rien qui se rapporte à cette préface, et il ne nous reste qu’à indiquer en peu de mots les circonstances dans lesquelles ce livre a été entrepris et achevé.

Lorsque M. B. H. Hodgson eut envoyé en 1837, à la Société asiatique de Paris, la première partie des originaux sanscrits des livres buddhiques qu’il avait découverts dans le Népâl, et dont nous ne possédions auparavant que quelques traductions tibétaines et chinoises, M. Burnouf crut qu’il ne pouvait mieux répondre à la généreuse pensée du donateur qu’en faisant connaître à l’Europe savante le contenu de ces nouveaux trésors historiques. Il pensa que la meilleure manière d’atteindre ce but était de publier la traduction complète d’un de ces livres, accompagnée d’un commentaire et d’une introduction dans laquelle il exposait sommairement l’histoire et les