Page:Burnouf - Lotus de la bonne loi.djvu/259

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CHAPITRE XXI.
LES FORMULES MAGIQUES.

Ensuite le Bôdhisattva Mahâsattva Bhâichadjyarâdja s’étant levé de son siège, après avoir rejeté sur son épaule son vêtement supérieur, posé à terre le genou droit, et réuni ses mains en signe de respect en se tournant vers Bhagavat, lui parla ainsi : Combien donc est grand, ô Bhagavat, le mérite que doit recueillir le fils ou la fille de famille qui possédera cette exposition de la loi du Lotus de la bonne loi, soit qu’il l’ait confiée à sa mémoire, soit qu’il la tienne renfermée dans un volume ! Cela dit, Bhagavat répondit ainsi au Bôdhisattva Mahâsattva Bhâichadjyarâdja : Le fils ou la fille de famille, ô Bhâichadjyarâdja, qui respecterait, honorerait, adorerait des centaines de mille de myriades de kôtis de Tathâgatas, aussi nombreuses que les sables de quatre-vingts Ganges, quel mérite, ô Bhâichadjyarâdja, penses-tu qu’il recueillerait comme conséquence de cette action ? Le Bôdhisattva Mahâsattva répondit : Un immense mérite, ô Bhagavat, un immense, ô Sugata. Bhagavat reprit : Je vais te parler, ô Bhâichadjyarâdja, je vais t’instruire. Oui, le fils ou la fille de famille, quel qu’il soit, qui possédera, qui récitera, qui comprendra ou qui acquerra par la force de son application, ne fût-ce qu’une seule stance à quatre vers de cette exposition de la loi, recueillera, comme conséquence de cette action, un mérite beaucoup plus considérable que celui dont je viens de parler. Alors le Bôdhisattva Bhâichadjyarâdja parla ainsi, dans cette occasion, à Bhagavat : Nous donnerons, ô Bhagavat, à ces fils ou à ces filles de famille par qui cette exposition de la loi du Lotus de la bonne loi aura été retenue de mémoire, ou renfermée dans un livre, les paroles des Mantras et des formules magiques, afin de les garder, de les protéger et de les défendre ; ce