Page:Burnouf - Lotus de la bonne loi.djvu/558

La bibliothèque libre.
Aller à : navigation, rechercher
Cette page n’a pas encore été corrigée


APPENDICE. — N" V. 517 en trouverait- on le motif dans cette distribution particulière aux deux avant-dernières séries des termes nommés dhâîu, suivant laquelle les termes négatifs précèdent les tenues positifs. Quoi qu’il en puisse être de cette explication, le caractère général du dénomina- teur commun dhâtii ne peut être méconnu. On le traduira sans doirte de diverses manières suivant^ la nature des objets auxquels on le trouve joint, tantôt par élément, tantôt par région, tantôt enfin- par classe. Mais entre tous ces sens le plus général sera le meilleur ; ce sera celui qui ajoutera le moins au sens particulier des termes modifiés par dkâtu, puiscpi’on pourrait énumérer ces termes en passant dhâta sous silence, sans pour cela eu altérer en rien le sens. C’est bien ce qu’entend l’auteur de VAhhidharma kôça vyâkkyâ, quand il veut qu’on prenne dhâtupour un synonyme de classe : ° Y. SUR LES QUATRE VERITES SOBLIMES. (Ci-dessus, chap. i, f. 1 1 a, p. 332.) La théorie des quatre vérités sublimes, àryâni satyâni, et en pâli ariyâni saiehtchâni . est une des plus anciennes doctrines da Buddhisme, une de celles qui reparaît le plus souvent dans les livres du Nord. On la trouve suSisamment développée dans le Lalita vistaraK Exprimées de la manière la plus précise, les quatre vérités sont : i° la douleur, condition nécessaire de toute existence ; 2 ? la production de l’existence, causée par les passions ; 3° la cessation des passions ; 4° le moyen d’arriver à cette cessation. Le Màhâ- vasta, l’un des livres les plus estimés des Buddhistes du Nord, en donne une énumération qui est presque mot pour mot celle du Laliia vistara^. Je ne la reproduis pas ici, parce qu’on peut la voir en quelque sorte traduite dans le Bgya tch’er roi pa de M. Foucaux ; je fais seulement la remarque que les deux énumérations sont identiques , parce que ce fait éclaire en un point l’authenticité du Lalita vistara. Car comme je suis intimement con- vaincu que le Mahâvastu est un livre antérieur au Lalita, l’identité de ces deux ouvrages sur ce point important est un argument de plus en faveur de l’opinion que j’ai exposée ailleurs sur la formation de la collection canonique du Nord ^. Les quatre vérités sublimes paraissent au premier rang dans les exposés , même les moins développés, que nous possédons de la doctrine morale de Çâkya. Klaproth, dans son abrégé de la Ade. du dernier Buddha, ne pouvait lés oublier* ; on les retrouve égale- ment dans un fragment d’une vie de Çâkya publié par lui d’après une traduction faite sur le mongol ; voici comment elles sont énoncées : « L’existence de l’état de misère est la « première vérité ; la seconde esL que cette misère immense i-épand son empire partout ; la « délivrance finale de cette misère est la troisième ; enfin la quatrième est l’existence des « obstacles infinis qui s’opposent à cette délivrance’*. » Gsoma de Gôrôs eu donne, comme ’ Rg^’a ich’er rolpa^t. II, p. 121, 392 etsuiv. * Journ. asiat. t. IV, p. 69. ^ Maliâoasta, fol. SSy o. ^ Table chronoloyiqac des Patriarches , etc. uans ^ Inirod.àrhisl. duBuddli.ind.t.1, p : ^■jqGlsuiv. Nouv. Journ. asiat. t. Nlï , p- »35,