Page:Burnouf - Lotus de la bonne loi.djvu/96

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CHAPITRE V.
LES PLANTES MÉDICINALES.


Alors Bhagavat s’adressa ainsi au respectable Mahâkâçyapa, et aux autres Sthaviras qui étaient des grands Auditeurs ; Bien, bien, ô Mahâkâçyapa ! et encore bien pour vous, que vous ayez prononcé le véritable éloge des qualités du Tathâgata ; car ce sont là, ô Kâçyapa, les véritables qualités du Tathâgata. Mais il en possède encore un plus grand nombre d’autres qui sont incommensurables, innombrables, dont il ne serait pas facile d’atteindre le terme, dût-on exister pendant des Kalpas sans fin. Le Tathâgata, ô Kâçyapa, est le maître des lois ; il est le roi, le souverain, le maître de toutes les lois. En quelque lieu que le Tathâgata dépose la loi, cette loi est comme il la dépose. Le Tathâgata, ô Kâçyapa, sait montrer convenablement, déposer, déposer avec la science des Tathâgatas toutes les lois ; et il les dépose de manière que ces lois arrivent au rang qu’occupe celui qui a l’omniscience. Le Tathâgata contemple l’ordre du sens de toutes les lois ; ayant acquis la possession du sens de toutes les lois, ayant acquis la faculté de réfléchir sur toutes les lois, ayant acquis la perfection suprême de la science de l’habileté à déterminer toutes les lois avec certitude, le Tathâgata vénérable, etc., ô Kâçyapa, enseigne la science de celui qui sait tout ; il communique, il dépose cette science [dans l’esprit des autres].

C’est, ô Kâçyapa, comme si dans cet univers formé d’un grand millier de trois mille mondes, au-dessus des herbes, des buissons, des plantes médicinales, des rois des forêts de différentes couleurs et de différentes espèces, des familles de plantes médicinales ayant des noms divers, qui naissent sur la terre, dans les montagnes, ou dans les cavernes des montagnes, il venait à s’élever un grand nuage plein d’eau, et que s’étant élevé, ce nuage couvrît tout cet univers formé d’un grand millier de trois mille mondes, et qu’après l’avoir couvert, il laissât tomber l’eau qu’il contient