Page:Busch - Découvertes d’un bibliophile.djvu/14

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Les livres me font éprouver un triple bonheur : celui de les acheter, celui de les lire et surtout celui de les prêter. Trahit sua quemque voluptas… Il est vrai que ce bonheur n’est pas toujours sans mélange, et qu’il y a des livres dont la lecture me rend de fort mauvaise humeur. C’est ce qui m’est arrivé avec le Compendium theologiæ moralis, extrait du père Liguori par le professeur Moullet [1]. On m’a dit, mais j’ai peine à le croire, que l’usage de ce livre a été introduit au grand séminaire depuis nombre d’années, et déjà sous Mgr ***, lorsque ce prélat jouissait encore de toutes ses facultés. Je ne vous cache pas, Monsieur l’abbé, que j’attache beaucoup d’intérêt à être éclairé d’une manière positive à cet égard, et j’attends de vous ce service, comme de mon côté je serai toujours prêt à faire tout ce qui pourra vous être agréable.

Veuillez agréer, etc.



  1. Compendium theologiæ moralis, quod ad usum theologiæ candidalorum ex variis auctoribus, præsertim ex B. Liguorio excerpsit J. P. Moullet, olim professor theol. mor., superiorum permissu. Friburgi Helvetiorum, apud Antonium Labastrou, bibliopolam, 1834, 2 vol. in-8°.