Page:Busch - Découvertes d’un bibliophile.djvu/177

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


de consciences formés à une telle école ? Des corrupteurs de la morale. Que serait une société soumise à de tels enseignements ? Un ramassis de malfaiteurs.

Comme on l’a dit avec raison dans une lettre signée Un professeur de Séminaire, et insérée dans le n° 113 de Y Impartial du Rhin du 13 avril courant : « Si la vingtième partie de « ce que M, Busch reproche à l’enseignement des séminaires « était vrai, il faudrait traduire devant les tribunaux ceux qui « professent cet enseignement impie, et leur infliger les peines « que la loi prononce contre les corrupteurs de la morale publique. »

Ainsi pas de milieu : ou le Gouvernement doit faire condamner cet enseignement, ou M. Busch est un diffamateur.

Or le Gouvernement n’a jamais pensé à faire poursuivre l’enseignement dont il s’agit, et qui est principalement exposé dans l’ouvrage intitulé Compendium theoîogiœ moralis publié à Fribourg, en Suisse, par M. l’abbé Moullet, ancien professeur de théologie morale, aujourd’hui vicaire-général de Mgr. l’Evêque de Genève et de Lausanne.

Reste maintenant, pour apprécier la gravité des diffamations, à rapprocher les propositions de la lettre du 4 avril, qui sont au nombre de douze, des passages du Compendium dont on a prétendu qu’elles sont extraites, et à vérifier ainsi comment M. Busch est parvenu, en tronquant les textes, à travestir cet ouvrage au point d’en dénaturer et d’en changer entièrement le sens. Première Proposition. Ce livre autorise le parjure, si celui qui a juré n’avait pas en jurant l’intention dt tenir son serment. Ainsi une telle doctrine serait enseignée par ceux qui répètent, tous les jours avec le décalogue : Dieu en vain tu ne jureras ! Mais d’abord le Compendium condamne hautement le parjure ; car après l’énumération des conditions exigées pour le