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Cruveilher, en distingue deux variétés (bien apparentes sur notre figure) :

Les sillons costaux ;

Les sillons diaphragmatiques.

La citation de ce passage de M. Charpy est d’un haut intérêt, car elle démontre absolument que la cause déterminante est bien la construction du thorax par le corset.

a On distingue, dit M. Charpy, les sillons costaux et les sillons diaphragmatiques.

Sillon costal. — Le sillon costal siège sur la partie latérale et antérieure du lobe droit. Il est transversal ou faiblement oblique dans le sens des côtes, d’aspect opalin, cicatriciel ; long de 5 à 10 centimètres et plus. Il est ordinairement plat, superficiel, rarement profond et étroit. Il est le plus souvent unique, ou, si l’on en observe un ou deux autres au-dessus de lui, ce sont de simples empreintes qui vont en diminuant. Leue, qui a examiné systématiquement 516 sujets d’autopsie, à Kiel, a noté ce sillon chez l’homme dans 5 0/0 des cas, chez la femme dans 56 0/0. Il ne se rencontre jamais avant 15 ans. La cause paraît résider uniquement dans la constriction des vêtements, d’où sa fréquence considérable chez la femme. Il correspond tantôt à l’empreinte de la 7e côte, qui marque la limite supérieure de la partie comprimée ; tantôt, et le plus souvent, au rebord costal de l’ouverture thoracique ; ce dernier cas suppose que l’empreinte s’est faite sur un foie abaissé ou débordant.

Le foie est ordinairement allongé dans le sens vertical,