Page:Cahiers de la Quinzaine - Série 15, cahiers 4-6, 1914.djvu/167

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ÈVE


Car tout ce qui s’acquiert peut toujours se reperdre.
Mais tout ce qui se perd est à jamais perdu.
Et tout ce qui se gagne on peut toujours le perdre.
Mais tout ce qui se perd est vraiment dépendu.

Et tout ce que l’on prend il faut toujours le rendre.
Mais tout ce que l’on rend est à jamais rendu.
Et tout ce que l’on monte il faut le redescendre.
Mais ce que l’on descend est vraiment descendu.

Tout ce que l’on achète il faut qu’on le revende.
Mais tout ce que l’on vend est à jamais vendu.
Et tout ce que l’on tend il faut qu’on le détende.
Mais ce que l’on détend est vraiment détendu.

Vous nous voyez debout parmi les nations.
Nous battrons-nous toujours pour la terre charnelle.
Ne déposerons-nous sur la table éternelle
Que des cœurs pleins de guerre et de séditions.

Vous nous voyez marcher parmi les nations.
Nous battrons-nous toujours pour quatre coins de terre.
Ne mettrons-nous jamais sur la table de guerre
Que des cœurs pleins de morgue et de rébellions.