Page:Calloch - A Genoux.djvu/59

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


III

L’île des Anges : chapelle des Bénédictines (rue Monsieur).

Là-bas on voyait le Seigneur Dieu, son Visage si beau penché vers la misère de cette terre-ci, écoutant la plainte qui monte du fond de l’abîme, la plainte immense du fils de l’hornme en détresse.

Ici on Le voit dans Sa gloire…..

Là-bas on pleurait ; ici l’on chante ; là-bas ta prière était une demande : ici tu adoreras et tu loueras.

Nous tous qui vivons dans la Foi, adorons Dieu : nous tous qui possédons la Vérité, louons-Le….

Humble est la petite église ; les vitraux n’ont pas d’âge et la lueur des cierges de cire est voilée.

Les désirs humains se voilent aussi maintenant ; d’elles-mêmes les pensées charnelles se taisent ; en ce lieu-ci il y a une brume sur toutes les choses terrestres.