Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/264

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


est rare. J’ai lu dans un état de la France, que l’arpent de vigne qu’on avoit affermé en 1660, en argent fort, auprès de Mante, & par conséquent pas bien loin de la Capitale de France, pour 200 liv. tournois, ne s’affermoit en 1700, en argent plus foible, qu’à 100 liv. tournois : quoique l’argent apporté des Indes occidentales dans cet intervalle dût naturellement rehausser le prix des terres, dans l’Europe.

L’Auteur attribue cette diminution de la rente à un défaut de consommation. Et il paroît qu’il avoit remarqué en effet que la consommation de vin étoit diminuée. Mais j’estime qu’il a pris l’effet pour la cause. La cause étoit une plus grande rareté d’argent en France, dont l’effet étoit naturellement une diminution de consommation. Tout au contraire j’ai toujours insinué dans cet Essai, que l’abondance de